Saint-Mathurin de Larchant |
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![]() Saint Mathurin |
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| Visite guidée et commentée par M. Michel
LEPAGE, de l'Association Culturelle de Larchant. La légende fait remonter Larchant à Saint
Mathurin, païen converti au christianisme au 3e siècle, au tout début de l'ère
chrétienne dans le Gâtinais. Il acquiert très tôt une réputation de guérisseur des
fous et des possédés, et sa réputation s'étend dans la région et bien au-delà, au
point que l'empereur de Rome, Maximien1 , en entend parler et le fait mander pour soigner sa belle-fille Théodora2 . Mathurin se rend à Rome, où il guérit la
princesse et finit sa vie. Ses disciples accomplissent la promesse qu'ils lui avaient
faite et ramènent son corps à Larchant, où il est enterré dans une chapelle dont une
inscription presque effacée rappelle son nom, et qui servit longtemps de lieu de
rencontre pour un pèlerinage institué très tôt, avant l'an mil. Des foules entières
venaient à Larchant prier Saint-Mathurin.
Le plan initial, très audacieux, était basé sur une forme de croix latine, très simple, d'environ 57 mètres de long et 28 mètres de large. La technique était celle du mur mince, assez caractéristique en Ile-de-France, l'édifice et surtout le chevet3 étant soutenus par des contreforts extérieurs. A l'intérieur, on éprouve une impression de légèreté grâce à des baies ouvertes très larges et très lumineuses et la présence de minces colonnes qui ne servent qu'à l'ornementation et ne jouent aucun rôle de support. 1 Maximianus Herculius (249-310)
empereur romain de 286 à 305 et de 306 à 308. |
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